L’adoption en septembre 1959 du Traité sur l’Antarctique a suivi le succès de l’Année géophysique internationale (AGI, 1957- 1958). Depuis, la recherche scientifique a été la principale activité sur le continent Antarctique et aussi bien le Traité sur l’Antarctique que le Protocole relatif à la protection de l’environnement mettent en relief l’importance de la science et de la coopération scientifique dans le système du Traité sur l’Antarctique. L’article II du Traité stipule que “La liberté de la recherche scientifique dans l'Antarctique et la coopération à cette fin … se poursuivront …” . D’après l’article III, “ les observations et les résultats scientifiques obtenus dans l'Antarctique qui seront rendus librement disponibles ”.
En dehors des signataires originels, la participation à la prise de décisions en vertu du Traité est limitée aux pays qui démontrent l’intérêt qu’ils portent à l’Antarctique “en y menant des activités substantielles de recherche scientifique ” ( Article IX.2). L’article 2 du Protocole relatif à la protection de l’environnement désigne l’Antarctique comme “une zone naturelle consacrée à la paix et à la science”.
La science antarctique a permis de faire des progrès comme la découverte du trou dans la couche d’ozone (1985) et la reconstruction des données climatiques sur des centaines de milliers d’années. La RCTA, avec les avis spécialisés du Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR) et du Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux (COMNAP), a adopté maintes mesures sur la coopération scientifique et des questions opérationnelles telles que les télécommunications, la météorologie, les transports et d’autres questions qui revêtent une grande importance pour les programmes de recherche en Antarctique.
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