Par rapport à ce qui se passe dans de nombreuses autres parties du monde, l’Antarctique n’a guère été vulnérable aux modifications que causent les activités humaines. La protection de la faune et de la flore indigènes est depuis toujours un sérieux motif de préoccupation pour les Parties consultatives. En 1964, des mesures convenues pour la conservation de la faune et de la flore de l’Antarctique ont été adoptées et maintes autres mesures portant sur de questions connexes ont été convenues lors de RCTA ultérieures.
L’article 3.2 du Protocole relatif à la protection de l’environnement stipule que les activités menées dans la zone du Traité sur l’Antarctique sont organisées et conduites de façon à limiter “des changements préjudiciables à la répartition, à la quantité ou à la capacité de reproduction d'espèces ou de populations d'espèces animales ou végétales ” et “une mise en péril accrue des espèces en danger ou menacées, ou des populations de telles espèces ” . L ’annexe II du Protocole définit les mesures spécifiques à prendre pour y donner effet. Il fournit plusieurs mécanismes pour protéger les espèces antarctiques, notamment les suivantes :
- Interdiction de prélever (enlever), et de causer une interférence nuisible, sauf avec un permis;
- Interdiction d’introduire des espèces non indigènes, sauf avec un permis; et
- Désignation d’espèces spécialement protégées.
La RCTA a également adopté des mesures spécifiques propres à gérer les perturbations humaines de la faune et de la flore de l’Antarctique, y compris la recommandation XVIII-1 intitulée Lignes directrices pour les visiteurs dans l’Antarctique adoptées en 1994 et les Lignes directrices pour l’exploitation d’aéronefs à proximité de concentrations d’oiseaux dans l’Antarctique, adoptées en 2004.
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