La zone du Traité sur l’Antarctique couvre plus de 20 millions de kilomètres carrés de l’océan Austral, s’étendant de la côte antarctique jusqu’au 60 degrés de latitude sud. À l’initiative de la RCTA, l’Organisation maritime internationale (OMI) a en 1990 désigné ces eaux comme une “zone spéciale” (où il faut adopter des méthodes obligatoires particulières de prévention de la pollution marine) en vertu de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Marpol 73/78).
L’ annexe IV du Protocole relatif à la protection de l’environnement interdit l’évacuation d’hydrocarbures, de substances liquides nocives et des ordures dans la zone du Traité sur l’Antarctique. Elle contient également des règles pour l’évacuation des eaux noires, la capacité de rétention des navires, les installations de réception, l’immunité souveraine, les mesures de prévention ainsi que les mesures de préparation en cas et les réponses.
En 2005, la XXVIII e RCTA a demandé à l’Organisation maritime internationale d’examiner les mécanismes en place pour limiter l’utilisation du fioul lourd dans les eaux antarctiques, consciente des possibilités de déversement d’hydrocarbures dans la zone du Traité sur l’Antarctique causé par des risques opérationnels tels que les icebergs, la glace de mer et les eaux non hydrographiées ainsi que du potentiel élevé d’impacts sur l’environnement associés à un déversement. En 2006, la XXIX e RCTA a adopté les lignes directrices pour le renouvellement des eaux de ballastdans les eaux antarctiques qui ont ultérieurement été adoptées par l’OMI. |