Résolution 2 (2007) - RCTA XXX - CPE X, New Delhi

  • Sujet

    Conservation du pétrel géant de l’Antarctique

  • Statut

    Adoptée 11/05/2007

  • Catégorie

    Faune et flore

  • Thèmes

    - Espèces spécialement protégées
    - Oiseaux
    - Pétrels

  • Pièces jointes

  • Paragraphe pertinent du Rapport final

    97

Conservation du pétrel géant de l’Antarctique Macronectes giganteus

Les représentants,

Rappelant la Résolution 4 (2006) sur la conservation du pétrel géant de l’Antarctique,

Notant qu’en vertu de l’annexe II du Protocole relatif à la protection de l’environnement, le Comité pour la protection de l’environnement (CPE) maintient à l’étude la possibilité de désigner le pétrel géant de l’Antarctique comme une espèce spécialement protégée de l’Antarctique,

Rappelant que les Lignes directrices pour l’examen par le CPE des propositions de désignations nouvelles et révisées d’espèces spécialement protégées de l’Antarctique en vertu de l’annexe II du Protocole adoptées à la huitième réunion du CPE, qui prévoient entre autres choses l’évaluation du statut des espèces à un niveau local ou régional,

Reconnaissant que le pétrel géant de l’Antarctique, dans sa distribution à l’échelle mondiale, a certes été déclassé de la liste des espèces vulnérables à la liste des espèces quasiment menaces de l’Union mondiale pour la nature (UICN) mais que l’on doute que les populations de cette espèce dans la zone du Traité sur l’Antarctique puissent répondre au critère d’une espèce à risque plus élevé,

Reconnaissant en outre que les caractéristiques de vie du pétrel géant de l’Antarctique peuvent le rendre particulièrement sensible aux perturbations causées par l’homme,

Notant que l’Accord sur la conservation des albatros et des pétrels (ACAP) encourage le système du Traité sur l’Antarctique à protéger davantage les sites de reproduction des pétrels géants de l’Antarctique,

Notant que de nombreuses Parties font leur l’application d’une approche de précaution pour traiter cette question,

Recommandent que:

1. toutes les Parties soient encouragées à mettre à la disposition du SCAR les données et les résultats scientifiques pertinents et à faire de nouveaux travaux de recherche sur la biologie de la population des pétrels géants de l’Antarctique.

2. le SCAR, en collaboration avec l’ACAP, la CCAMLR et d’autres organismes concernés selon que de besoin, achèvent aussi rapidement que faire se peut un examen du statut et des tendances de la population du pétrel géant de l’Antarctique dans la zone du Traité sur l’Antarctique, y compris une évaluation:

1) de la question de savoir si cette espèce remplit les conditions nécessaires pour être désignée à une échelle régionale (zone du Traité sur l’Antarctique) comme une espèce spécialement protégée de l’Antarctique en vertu de l’annexe II du Protocole et;

2) des mécanismes démographiques sur lesquels reposent les éventuels changements dont est l’objet la taille de la population.

3. le président du CPE contacte les Secrétariats de l’ACAP et de la CCAMLR pour solliciter des informations sur les Mesures actuelles de gestion de la conservation du pétrel géant de l’Antarctique.

4. toutes les Parties soient encouragées à communiquer au site Web du CPE (http://cep.ats.aq) les détails de tous les règlements, plans de gestion ou lignes directrices pour les visites de sites au niveau national qui couvrent toutes les zones ayant des colonies reproductrices de pétrels géants de l’Antarctique susceptibles d’être menacées par des perturbations, qui peuvent servir d’exemple à l’élaboration d’un plan d’action pour la zone du Traité sur l’Antarctique en application des Lignes directrices pour l’examen par le CPE des propositions de désignations nouvelles et révisées d’espèces spécialement protégées de l’Antarctique en vertu de l’annexe II du Protocole, et à mieux faire part des mesures locales et régionales destinées à protéger les pétrels géants de l’Antarctique dans la zone du Traité sur l’Antarctique.

5. que, dans l’intervalle, toutes les activités gouvernementales et non gouvernementales dans l’Antarctique soient programmées de manière à limiter les impacts négatifs sur les pétrels géants de l’Antarctique.