Les représentants,
Considérant que les glaces existant en Antarctique représentent la plus grande réserve d'eau douce du monde;
Notant que les progrès technologiques pourraient un jour permettre d'utiliser les icebergs détachés du continent pour des besoins en eau douce, en particulier dans les régions côtières;
Rappelant les principes énoncés dans le Traité sur l’Antarctique, qui prévoient un régime de coopération internationale garantissant que l’Antarctique soit à jamais réservé aux seules activités pacifiques et ne devienne ni le théâtre ni l’enjeu de différends internationaux;
Persuadés que la structure établie aux termes du Traité sur l’Antarctique s'est avérée efficace pour le renforcement de la paix dans le monde, en accord avec les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies;
Craignant que des activités incontrôlées, relatives à l’exploitation des icebergs de l’Antarctique aient également des retombées négatives sur l’environnement unique dans l’Antarctique et sur les écosystèmes dépendants et associés;
Constatant que l’on ne dispose pas encore d'informations scientifiques suffisantes concernant les répercussions sur l’environnement, notamment le climat et le temps au niveau mondial, qui risqueraient de se manifester dans le cas où des icebergs flottants seraient utilisés dans ce but;
Notant que l’exploitation de la glace dans les régions côtières de l’Antarctique, surtout si elle nécessitait des installations terrestres, risquerait de provoquer un certain nombre de problèmes supplémentaires environnementaux ou autres;
Reconnaissant que le Traité sur l’Antarctique est la structure la plus appropriée pour encourager les efforts internationaux visant à assurer la protection de l’environnement et à stimuler la liberté de la recherche scientifique et la coopération en Antarctique;
Reconnaissant qu’il est souhaitable qu'une exploitation commerciale des glaces antarctiques n'ait pas lieu, dans tous les cas, avant l’examen par les parties contractantes du Traité sur l’Antarctique des problèmes posés par cette activité;
Recommandent à leurs Gouvernements:
1. D'échanger des informations sur la faisabilité d'une exploitation commerciale des icebergs, les techniques appropriées et les répercussions éventuelles sur l’environnement.
2. D'inviter, par l’intermédiaire de leurs comités nationaux, le SCAR à formuler des avis, s'il y a lieu, sur les questions susmentionnées, et de continuer à coordonner les programmes de recherche dans les domaines de la glaciologie polaire, de la biologie, de l’océanographie et de la météorologie concernant les glaces de l’Antarctique.
3. D'inscrire à l’ordre du jour de la XVIème Conférence consultative un point "Utilisation des glaces de l’Antarctique".