Les Représentants,
Conscients du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur l’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique (SROCC), qui a été approuvé et accepté par la plénière du GIEC, et son résumé à l’intention des décideurs,
Notant les liens existant entre les impacts observés et prévus du changement climatique mondial en Antarctique et dans l’océan Austral sur le système terrestre ;
Préoccupés par les implications d’un réchauffement climatique pour l’Antarctique, identifiées dans le SROCC, y compris la fonte croissante de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental et les changements survenus dans les écosystèmes de l’Antarctique et de l’océan Austral ;
S’inquiétant en outre des implications mondiales des changements en Antarctique, notamment l’élévation du niveau de la mer et la circulation océanique ;
Rappelant la Résolution 6 (2015) et restant résolus à diffuser la recherche sur le changement climatique en Antarctique au niveau international ;
Accueillant favorablement les mises à jour régulières par le Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR) de son rapport sur le changement climatique et l’environnement dans l’Antarctique et dans l’attente de recevoir en temps voulu d’autres conseils émanant des trois nouveaux programmes de recherche scientifique du SCAR axés sur le changement climatique, à savoir INSTANT, AntClimnow et Ant-ICON ;
Rappelant également la Résolution 4 (2015) et saluant l’actuelle mise en œuvre du programme de travail en réponse au changement climatique (PTRCC) du Comité pour la protection de l’environnement (CPE), et les mises à jour annuelles fournies par le CPE à la Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA) ;
Reconnaissant l’importance de la mise en œuvre de l’Accord de Paris pour éviter les conséquences du pire des scénarios pour l’Antarctique projetées par le GIEC ;
Déterminés à rechercher des moyens de faire face aux effets du changement climatique et environnemental sur l’environnement de l’Antarctique et les écosystèmes dépendants et associés ;
Recommandent à leurs gouvernements :
1. de veiller, lors de la prochaine Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (« CCNUCC »), prévue à Glasgow en novembre 2021, à ce que leurs délégations soient conscientes des implications pour l’Antarctique, à moins que des mesures ne soient prises pour éviter un changement climatique dangereux , en particulier, des projections de sa contribution à l’élévation mondiale du niveau de la mer, et des implications quant au respect de l’engagement du Protocole sur la protection de l’environnement au Traité sur l’Antarctique (« le Protocole ») à la protection globale de l’environnement antarctique et des écosystèmes dépendants et associés ;
2. d’examiner les implications du changement climatique pour l’Antarctique tout en gérant les activités humaines, et de tenter d’éviter ou d’atténuer les contraintes non climatiques identifiées supplémentaires sur l’environnement terrestre et marin de l’Antarctique, y compris sa biodiversité et ses écosystèmes, afin d’accroître la résilience aux effets du changement climatique ; et
3. de soutenir leurs programmes antarctiques nationaux et le SCAR dans leurs efforts continus de mener des recherches sur le changement climatique et ses impacts, et de communiquer les implications pour l’Antarctique, à la fois au sein du système du Traité sur l’Antarctique et au niveau international.