Les Représentants,
Conscients du fait que l’introduction croissante d’espèces non indigènes dans la région antarctique, y compris le déplacement d’espèces entre les différents sites de la région, représente un risque sérieux pour la biodiversité et pour les valeurs intrinsèques de l’Antarctique ;
Reconnaissant l’évolution du climat antarctique accroît le risque d’introduction et d’établissement d’espèces non indigènes ;
Rappelant que l’objectif global des actions qu’entreprennent les Parties afin de répondre aux risques posés par les espèces non indigènes est de préserver la biodiversité de l’Antarctique et ses valeurs intrinsèques en empêchant l’introduction accidentelle en Antarctique d’espèces qui ne sont pas originaires de la région et le déplacement des espèces d’une zone biogéographique à une autre ;
Conscients de la menace croissante que représentent les maladies de la faune pour la faune antarctique, notamment l’influenza aviaire hautement pathogène (« IAHP ») H5N1, et du risque de distribution accidentelle d’agents pathogènes par les activités humaines, ainsi que des implications d’un climat antarctique changeant sur la dynamique des maladies de la faune ;
Notant que, dans ses Résolutions 6 (2011) et 4 (2016), la Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (« RCTA ») a décidé de diffuser et d’encourager, le cas échéant, l’utilisation du Manuel sur les espèces non indigènes (« le Manuel ») élaboré par le Comité pour la protection de l’environnement (« CPE ») ;
Se réjouissant de la révision du Manuel par le CPE, ainsi que de l’avis du CPE selon lequel il continuera à perfectionner et à étoffer le Manuel afin de refléter les améliorations dans la compréhension des risques posés par les espèces non indigènes et les maladies de la faune, ainsi que les meilleures pratiques en matière de prévention, de suivi et de réponse ;
Recommandent que leurs gouvernements prennent les mesures suivantes :
1. encourager la diffusion du Manuel annexé à la présente Résolution et son utilisation par ceux qui organisent, mènent et participent à des activités en Antarctique ;
2. encourager le CPE à poursuivre l’élaboration du Manuel avec la contribution du Comité scientifique pour la recherche antarctique (« SCAR ») et du Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux (« COMNAP ») sur les questions scientifiques et pratiques, respectivement, et d’autres organisations d’experts, au besoin ;
3. demander au Secrétariat du Traité sur l’Antarctique (« le Secrétariat ») de publier le Manuel sur son site Web ; et
4. demander au Secrétariat d’indiquer clairement sur son site Web que les Résolutions 6 (2011) et 4 (2016) sont caduques.